Et j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose, comme de l'amour aux alentours.

Puis-je nager dans tes yeux ? M'y délasser, m'y ressourcer, m'y réfugier ? Pouvons nous encore jouer au foot, parfaitement ivres à a pointe du jour dans le fracas de nos crânes ? Puis-je marcher pieds nus sur du verre brisé, écouter tes mensonges, danser sur des chaises avec eux ? Puis-je embrasser cette fille, partir avec ton T-shirt vert, écrire je t'aime sur tes photos. Pouvons nous traverser un couloir nus, oublier comment on s'est endormi, se refroidir contre un congélateur ? Pourras tu toujours m'apporter du chocolat, me faire des croques monsieur, revenir après les séances de drame qui finissent à 'aube ? Cesserais-je un jour d'avoir peur que tu m'échappes, que tu les regardes avec envie, cesseras-tu alors de me plaire ? Me proposeras-tu encore innocemment de vivre avec toi lors d'un matin pluivieux, boirais-je toujours du wisky-coca au réveil, regarderons nous encore the unberable ligthness of the human being ? Vais-je rester pour toi, couper tes cheveux une nouvelle fois, manger tes sourire à jamais ? Pourrons nous avoir ensemble la plus longue période de liberté ? Est-ce bien possible que j'en sois là quand je jurais de ne plus m'y laisser prendre ?

# Posté le jeudi 12 juin 2008 16:27

Avant de n'avoir à te dire oui, dans la précipitation je dis non.

Avant de n'avoir à te dire oui, dans la précipitation je dis non.

Je vous le dis, je vis.
Je bondis de rage contre la prétention. Je mords mes ennemis, les griffes, et les gifle. Je casse ces jouets luxueux qui m'étouffent. Ces soies qui m'égorgent. Je fais trembler ma peau comme un animal. Se débarrasser des insectes qui abusent de mon sang, de ma vie. Je ne veux pas de ton amour, de tes pleurs, de ta mélancolie. Je te les rends et je m'en vais. Je préfère être seule certains soirs et pleurer sous mes draps, mais que tu t'en ailles. Casse toi ! Arrête de chialer, tu ne m'auras pas, tu ne m'auras plus. Je te brise pauvre petit couple que nous étions. Elle était belle ta main dans la mienne, tes côtes contre les vertèbres de ma colonne, nos regards enlacés au restaurant, et moi qui me disais déjà sûrement... mais où es tu ? Que fais tu ? M'entends tu ? Oh non je ne m'entendais pas. Je hurlais sûrement déjà dans le lointain de ma propre écoute. Mes index dans les oreilles, l'air innocent. Et je me débattais pourtant contre ma propre étreinte toujours plus forte poussée par la complaisance écoeurante de ce qui ne m'ira jamais
J'ai compris que je ne serai jamais une femme. Je ne rentrerai jamais dans les jolies robes blanches des vitrines exhibées, ou juste pour jouer. Oui, on ira courir comme des fous, déguisés en mariés. On fera semblant. Et demain matin avant que le jour ne te dévoile, je partirai.. Je ne suis pas une toile blanche ou tu pourras t'inscrire en lettres capitales. Très sincèrement va te faire voir. Je suis ton amante, je suis folle, je te rends dingue si tu veux. Mais je me m'arraches après. Et c'est tout.




# Posté le samedi 08 mars 2008 23:18

Modifié le dimanche 09 mars 2008 08:10

Au revoir.

J abandonne. je vous fait mes adieux. certains me manqueront. Je passerais vous voire en cachette.
Bonne continuation a tous. See you,
Julie

# Posté le vendredi 22 février 2008 10:51

Assise au soleil sur un canapé en cuir, la couleur est passée.

Envie de voler dans les lettres comme on vole dans les plumes. Je n'aime pas quand tes yeux deviennent rouges. Je suis assise près de toi à scruter l'implantation imprécise de ta barbe. Mes muscles sont tendus comme ceux de tes jambes. Je voudrai te faire croire que la vie peut être belle assise sur une chaise. Mais tu ne me crois pas, pas plus que je ne me crois. Je suis pleine d'absence, de vide, de silence, de mots qui échouent. Je comprends trop bien pour avoir l'impudeur de te mentir.

# Posté le mercredi 13 février 2008 06:51

Air sombre

Air sombre
Je ne sais pas si je m'adresse à toi, je ne comprendrais plus pourquoi. Lorsque je passe le pas de la porte, je pénètre dans ma propre austérité. Je vois les traits de mon visage tomber. Mes cheveux s'aplatir, Mon corps se confondre dans son ombre. Je ne marche pas, je volette lentement au dessus du carrelage. Ma respiration s'extirpe de mes poumons serrés. Je sens une corde nouée dans le bas de mon coup.
Je n'arrive pas à lui parler. Je le regarde avec mes grands yeux vides et mon chagrin qui se cache. Il me manque déjà.
J'ai pas la force de lever les yeux, de tendre le bras, d'ouvrir la bouche, de recueillir sa voix grave et faible.
Mes bases sont fissurées, les fissures s'élargissent. Il y a de longues lignes noires qui s'ouvrent. Je ne sais que passer mes ongles rongés dedans avec un air perdu.
Elle parle de remèdes, les étale en éventail pour trouver un oxygène qui lui manque. Sa voix est floue, loin de mes tympans cotonneux.


Il parait que c'est la vie.
Etrange paradoxe de dire cela de la mort qui s'annonce.

# Posté le mercredi 06 février 2008 18:55