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Air sombre

Air sombre
Je ne sais pas si je m'adresse à toi, je ne comprendrais plus pourquoi. Lorsque je passe le pas de la porte, je pénètre dans ma propre austérité. Je vois les traits de mon visage tomber. Mes cheveux s'aplatir, Mon corps se confondre dans son ombre. Je ne marche pas, je volette lentement au dessus du carrelage. Ma respiration s'extirpe de mes poumons serrés. Je sens une corde nouée dans le bas de mon coup.
Je n'arrive pas à lui parler. Je le regarde avec mes grands yeux vides et mon chagrin qui se cache. Il me manque déjà.
J'ai pas la force de lever les yeux, de tendre le bras, d'ouvrir la bouche, de recueillir sa voix grave et faible.
Mes bases sont fissurées, les fissures s'élargissent. Il y a de longues lignes noires qui s'ouvrent. Je ne sais que passer mes ongles rongés dedans avec un air perdu.
Elle parle de remèdes, les étale en éventail pour trouver un oxygène qui lui manque. Sa voix est floue, loin de mes tympans cotonneux.


Il parait que c'est la vie.
Etrange paradoxe de dire cela de la mort qui s'annonce.

# Posté le mercredi 06 février 2008 18:55

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