opreesed by emptiness

opreesed by emptiness


I am a butterfly who wants to break his darks wings. I am looking for the truth inside myself. I have discerned the comedienne. First vital step.
Actually the second step is managing with the girl who breathes, hopes, and who is afraid inside the appearances of my skin. I am looking to her fixedly, staring at her, trying to glue her movements, trying to make her adhere to herself. I want her to stop slipping. It is time to face. I just want to be me.



When I see an obstacle, I know I have to overcome. But then, when the skyline is nude. When the land is empty. I feel suddenly dizzy. I see the scenery uncrowded. I feel hemmed in like in nightmares. Have I enough courage to lift the life up ?
Destructing... why not ? Not unless reconstructing something which will justify the broken bricks.

# Posté le mardi 29 janvier 2008 08:57

Juste parce que.

" Thomas Listen. Listen. There are times when life calls out for a change. A transition. Like the seasons. Our spring was wonderful, but summer is over now and we missed out on autumn. And now all of a sudden, it's cold, so cold that everything is freezing over. Our love fell asleep, and the snow took it by surprise. But if you fall asleep in the snow, you don't feel death coming. Take care.

Francine, je me souviens exactement, c'était le 15 mai. Le printemps tardait, la pluie menaçait, et tu criais...
- Please Bruno, please ! I can't take it anymore !
- Hello ? I here you.
- (...) You're an actress ?
- Trying to be ! I have an audition today.
- At the Conservatoire ?
- Yeah.
- (...) Shit... It's ten !
- And so ?
- I have to be there at ten !
- I know a short cut, come on !
- Wait, wait !
- It's this way.
- Are you sure ?
- Quite.
- That was fast. Thanks !
- Bonne chance.
Et tu as été admise, bien sûr. Tu as quitté Boston pour emménager à Paris. Un petit appartement dans la rue du Faubourg Saint-Denis. Je t'ai montré notre quartier, les bars, mon école. Je t'ai présentée à mes amis, à mes parents. J'ai écouté les textes que tu répétais, tes chants, tes espoirs, tes désirs, ta musique. Tu écoutais la mienne. Mon italien, mon allemand, mes bribes de russe. Je t'ai donné un walkman, tu m'as offert un oreiller. Et un jour, tu m'as embrassé. Le temps passait, le temps filait, et tout paraissait si facile, si simple, libre, si nouveau et si unique. On allait au cinéma, on allait danser, faire des courses. On riait, tu pleurais, on nageait, on fumait, on se rasait. De temps à autres, tu criais, sans aucune raison, ou avec raison parfois, oui, avec raison parfois.
Je t'accompagnais au Conservatoire, je révisais mes examens, j'écoutais tes exercices de chant, tes espoirs, tes désirs, ta musique, tu écoutais la mienne. Nous étions proches, si proches, toujours plus proches. Nous allions au cinéma, nous allions nager, rions ensembles, tu criais, avec une raison parfois, et parfois sans. Le temps passait, le temps filait.
Je t'accompagnais au Conservatoire, je révisais mes examens, tu m'écoutais parler italien, allemand, russe, français. Je révisais mes examens. Tu criais, parfois avec raison. Le temps passait, sans raison. Tu criais, sans raison. Je révisais mes examens, mes examens, mes examens, mes examens. Le temps passait, tu criais... tu criais... tu criais.
J'allais au cinéma.
- Pardonne-moi, Francine.

(Dring)
- Oui ?
- (...)
- Thomas, are you still mad about yesterday ?
- No...
- Okay, just tell me, was it believable ?
- ...
- Oh, I see... Shit, it doesn't work great at all. I'm supposed to say "our spring was wonderful, but summer is over...". But that sounds completely melo-dramatic. Whatever, the director loves that and I have to find a way.
- ...
- Thomas ? Are you listening to me ?
- No, I see you."



# Posté le mardi 22 janvier 2008 23:56

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 11:24

The End

The End
Il est 17 heures, premier repas de la journée, les pâtes en torsades ne passent pas bien...
J'avais oublié les mâchoires douloureuses, l'estomac qui tourne en rond, l'ambiance nauséeuse.
Vendredi soir, on avait nos places, on a filé à Londres en mangeant des cookies... La flemme de prendre le métro, de payer 6 euros pour un simple aller. Il ne fait pas froid. Le temps comme un grand brumisateur d'eau d'évian. Big Ben lumineuse, Coven Garden, les gens assis en terrasse... un p'tit resto à noddles et nous voila repartis à la recherche d'une boite nommée The End... La file d'attente est relativement impressionnante, les murs sont peint d'un bleu vif, le vent nous fouette sans scrupule, je n'ai jamais vu autant de filles pour une soirée drum and bass ni autant de talons aiguilles noirs et vernis, ni autant de décolletés vertigineux... J'appréhende un peu... Je pense aux 8 heures qui nous séparent du retour au Kent... Et puis la file d'attente se dissipe et nous entrons.... Vestiaires encombrés, escaliers vertigineux qui nous mènent jusqu'aux bas fonds de Londres, rythme lancinant... je sent une soirée exceptionnelle... Je regrette de ne pouvoir absorber une seule goutte d'alcool. Je suis sous antibiotique c'est strictement interdit. Nous dansons, dansons encore, les bières défilent sous mon nez qui plisse à cette vue . Christian m'attrape et me dis : « le gars derrière m'en propose 5 pour 25... ». Je hurle dans l'assourdissement que j'ai pas confiance qu'il faut qu'il voit avec Tom. Dix minutes plus tard, un glaçon dans la bouche, un cachet dans la main, Tom me file un verre d'eau. J'avale la pilule dont j'ignore tout et le glaçon avec... Je m'en fou de ne pas avoir confiance, je veux juste que ça bouge. On repart danser, danser encore... On attend un signe, un battement de c½ur plus intense, quelque chose qui nous fasse sentir que l'on décolle... On sourit mais rien... Christian me dit... «Bon on s'est fait baiser c'est de la merde ce truc » . J'acquiesce et puis tant pis, au fond pas vraiment besoin de ça, la soirée est déjà bien cool...
Seulement voila, j'ai une impression étrange soudain, le son semble se décomposer, se décoller en particules mal tracées. Le rythme devient flou... j'ai peur de ce qui arrive, je regarde les autres ils semblent normaux... je savais qu'il ne fallait pas. Mes mains deviennent extrêmement légères, mes jambes sans consistance, je ne pèse pas plus de 20 kilos, je tibute sur le côté, Tom me scrute avec ses grands yeux bleus, ils fronce les sourcils : «  are you all right ? », je répond oui et m'écroule, j'ai juste le temps de tenir son T-shirt blanc. Il me relève, je n'ai pas perdu conscience. J'ai simplement perdu toute force. Plus rien sous la peau, les os ont fondus, la chaire se brise. Mon corps me pique, des fourmis sous les ongles. Je m'élance sur un canapé, les gens s'écartent, j'ai pas l'air nette. Je réclame la mer et le soleil. Je demande à Tom de me traîner sur une plage... On est au c½ur de Londres, la soirée est loin d'être fini. Ils ont peur que je m'endorme mais sous mes paupières un monde délicieux attend... J'ai peur que mon état empire, j'ai peur de l'hôpital et des médecins anglophones...Mais je suis tellement bien. J'essaie de redresser la tête et m'écroule de plus belle.
Une heure et demi plus tard... après avoir accusé Christian de chercher à me noyer avec tous les verres d'eau qu'ils m'apportait, j'avais retrouvé mes esprits, seule mes dents commençaient à se bouffer entre elles. On a dansé comme des barges jusqu'à la fin, de grands cercles noirs dans les yeux. Exténués on s'est faufilé dans une bouche de métro puis arrivé a Victoria, Tom s'est endormi sur mon épaule. Le bus nous a lentement raccompagné. Écharpe de laine autour du visage. Je n'ai pas fait de faux pas ce soir. C'est presque incroyable. Je me couche en lisant ton mail... heureuse et triste tout à la fois.

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 13:52

Balades oniriques.

Balades oniriques.
Pradal qui est maintenant Alan plumard...


Lentement bercée par la balançoire... les pieds qui traînent dans la terre, qui écorchent les cailloux. Un air ailleurs, un air d'ailleurs... au-delà de la Manche, dans ces rues grises et poussiéreuses, dans ces rues anthracites, peu éclairées, ces rues pluvieuses. J'y vais chaque nuit ou à chaque détours de jour, pour érafler leurs senteurs, pour arracher l'atmosphère qui résiste, pour y percevoir un parfum qui me manque. Mon ombre racle les murs de pierres, les parterres pavés, l'air irisé par la glace. Je t'y retrouve... mais parfois tu n'as plus la même voix, tu n'as plus la même allure, tu te fonds dans d'autres images, je te perds, puis à nouveau te retrouve au coin d'un rêve. Tu m'entraînes à ta suite dans des décors de carton où les aventures se tordent et s'emmêlent. J'entends des mots sur toi, je vois des gens te sourire, je retrouve de vieilles connaissances... je ne te quitte pas des yeux, peur que mon inconscient t'efface de ce salon ou nous fumons, crainte que tu ne te métamorphoses encore. Reste là... entraîne moi toujours. Ne laisse pas mes yeux éclorent sous la vague blanche qui perce la fenêtre. Ne laisse pas mes yeux s'ouvrir sur le mur pâle qui me fait face. Garde moi une semaine avec toi dans ces songes qui m'apaisent et me comblent. Mais déjà j'entends des pas qui ne sont pas de toi, des pas sourds dans l'escalier, des pas qui étouffent dans la moquette rouge... Il est trop tard.
Il fait presque beau...
A ce soir.

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 08:45

je veux passer en salle de réveil.

je veux passer en salle de réveil.
Pradal.


Un petit blond aux yeux bleus est rentré dans ma vie, tout ça parce que j'ai retardé mon départ pour l'Alpe, tout ça parce que des anciens potes de lycée n'avaient pas effacé nos numéros, tout ça parce que j'ai aimé la vodka à cette soirée, tout ça à cause de la contingence que je ne saurais accuser tant je la remercie ; tant je me remercie d'être resté un soir de plus, de m'être assise sur cette chaise, de lui avoir demandé je ne sais plus quoi. Je remercie les mille facteurs qui ont permis cette rencontre et les autres aussi. J'ai pris mes bonnes résolutions pour des mini révolutions...

Le lendemain je ne me suis souvenue plus que de lui, sans me souvenir de rien. Son visage avait été gommé par la nuit livide, nos discussions noyées par les résidus de liquides alcoolisés, son prénom absorbé par ceux que je m'étais amusé à lui attribuer. Seule, sous ma peau à vide l'impression dérangeante d'avoir connu quelqu'un d'exceptionnel et de ne l'avoir pas retenu. Seul, le souvenir d'une fluidité de parole, d'une complicité oratoire précieuse. Les remords griffent... alors l'espoir ose ouvrir un drôle de bal. Harcèlement des vieilles connaissances pour retrouver la trace de cet être égaré dans les méandres de mes excès. Lutte délicate. J'entend enfin sa voix, je la découvre pour la seconde fois...


Il s'en est ensuivit des battement d'aile au creux des côtes, une attente courte et cruelle, des décisions instinctives, une histoire insensée.
Il s'en est ensuivit un départ précipité sur l'autoroute de Lyon fumant cigarette sur cigarette consommant ma folie, frôlant de justesse le manque d'essence.
Il s'en est ensuivit une nuit adolescente pleine de sagesse bouillante. La redécouverte de sensations ensablées.
Il s'en est ensuivit une soirée dans un bar lointain, puis sur le bas côté d'une route perdue dans la campagne. Les Pink floyd et des flocons de neige.
Il s'en est ensuivit deux ruptures sur un coup de tête mutuel.

Et puis mon triste retour en Angleterre. J'ai la sensation de tremper dans de l'anesthésiant. Mon crâne aurait-il enregistré ce pays comme un lieu de non sensation ? Je me sent très loin, trop loin.

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 22:21

Modifié le lundi 14 janvier 2008 09:50