Boule de christal





5 heures du matin, relever les yeux d'un article long de 10 pages et tout ça en anglais bien sur !!
Puisque ma vie ma toujours paru limitée par un fait que je ne m'explique pas. Puisqu'il m'a toujours semblé que je ne dépasserai pas les 21 ans, il est peut être l'heure, de faire part de mes dernières volontés ( clin d'½il à une demoiselle qui se reconnaîtra ) avant de prendre l'avion qui me conduira vers mon anniversaire. Alors voila, si je meurs je ne sais pas trop ce que je veux. J'ai pas envie de me faire manger par des asticots, je crois que je préfère encore qu'un banc de flammes viennent se régaler de mon corps. Quand à la poussière qui restera, je voudrai que ce soit Pierre qui la lance du haut de Chartreuse. Pierre car il est le dernier à qui j'ai dit « je t'aime », et que malgré la haine qui a pu s'amonceler sur nos « je t'aime », je crois qu'on serait encore en mesure (dans une certaine mesure) de se le dire. Et si cérémonie triste et pathétique il doit y avoir, je veux cette chanson (creep), histoire de bien faire pleurer tout le monde. J'adore les fins tragiques vous le savez déjà. Mes écrits sont aussi pour Pierre quoi qu'il lui en coûte. Quand à tout le reste, tout ce que j'ai de matériel, mes parents choisiront leur sort.
Suite à cet article passablement glauque, mais mieux vaut être prévoyant, je promet que si ma lubie s'avère lubie, mon prochain article sera plein de couleurs et je ne doute pas tant que ça de sa prochaine réalisation...


Ils nous ressemblent tellement...

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 00:19

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 10:11

Camotmille

Camotmille
Confiture de framboise, pain aux céréales et camomille... Je suis rentrée et je repense à ce soir.
Le rideau de Tom bousculée par une main venant de l'extérieur, des bouteilles de bière, vides, qui tombent par terre... et Tom qui passe sa tête par le rideau pour voir...
J'entend, une voix, des voix, deux il me semble ou plus... des voix aigues, féminines, des voix qui m'agacent. Ces filles anglaises ne peuvent pas m'apercevoir... Est-ce volontaire de la part de Tom ? Bref... la conversation est fluide, elles ont les mêmes mots que lui, la même intonation, le même système de référence, ils se comprennent sans répétitions. Ils rient. Et je me dis... combien de temps ? Combien de temps avant qu'il se lasse de répéter, de voire mon air suspendu dans le vide, mon air de ne pas saisir ? Combien de temps encore avant que j'arrive à faire une phrase sans fautes, une phrase qui ne soit pas bancale ? Combien de jours, de mois avant que le voile flou qui nous distance s'éclaircisse ? La barrière de la langue n'est pas la plus infime...
Qui suis-je pour lui, si ce n'est une française ?

Et sinon... j'ai des envies de créations, comme rarement. Ce qui explique pourquoi j'écris moins sur ce blog. J'ai envie de faire quelque chose de plus long, de plus difficile, de plus pénible.

Photo : Pradal, modèle Fanny

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 22:59

La vitesse

La vitesse
Photo Padal : modèle Fanny






Je ne veux plus faire un pas. J'ai trop dansé avec les autres, trop couru pour eux... pour qu'il fuient en sens inverse. J'en ai mare de filer à côté de moi, de me regarder en grimaçant, d'être un triste clown à mes propres yeux. Ou achète t-on les conduites ?
Trop de spontanéité, de pas élancés, de mots libérés... de mots jetés.
Quand les mots tombent sur le béton, dans l'herbe fauchée, quand ils flottent dans le vent froid, quand ils filent au grès de la fumée des cigarettes... quand les mots se perdent et perdent tout sens.
Un bouton de fleur coupé s'épanouit rarement.

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 23:47

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 23:06

On ira voir la mer...

On ira voir la mer...
Photo by Moi : bientôt sur la pochette d'un CD anglais !


Enfourcher une bicyclette, appuyer sur les pédales, dévaler les pentes caillouteuses, s'arracher le souffle sur des montées interminables, traverser la forêt du Kent parce qu'on l'avait dit : « on ira voir la mer... ».
Du haut d'une avenue résidentielle de Winsheap je hurle : « je vois la mer ! », elles, elles rigolent de mon enthousiasme. Nos pressions sur les pédales s'intensifient, on l'a vu, il faut l'atteindre, en avoir plein les yeux, la toucher, comme si nous souhaitions la posséder, celle qu'on est venu voir en ce beau dimanche d'octobre... « bonjour , on vient voir la mer  ! ». Bicyclette cadenassées, chaussures trempées, vêtements couvert de sable. Le soleil se mire sur cette plage de cailloux, nous on s'y réchauffe, comme des crêpes aux flammes d'un four. Petite ballade dans le centre ville, jolies maisons, on entre dans un café. Trois fourchettes plongent dans une sublime part de gâteau au chocolat qui hante encore mes papilles. Le café ferme, on tourne les talons qu'on ne porte pas, en piquant des ballons. Dernières foulées sur la plage, le soleil s'endort. La vidéo se rembobine, « on est allé voir la mer », les grands pins de la forêt maritime défilent a nouveau . Nous rentrons à la lueur de la lune, épuisées et comblées.

# Posté le lundi 22 octobre 2007 11:30

Modifié le vendredi 02 novembre 2007 21:09

Entre crochets.

Entre crochets.
L'odeur du parfum grillé par le sèche-cheveux. Vapeurs de laque, de déo. Crèmes, gloss, mascara, khôl, fard à paupière, ombre à joue... Rituel de jeune fille qui cherche à plaire.
Émanation du chauffage, air glacial de la fenêtre entrouverte, fumée de thé, gaufre au sucre... maux de tête, fatigue.
Je pense à ses gestes, à ses cils, à la couleur grise de ses yeux bleus, à ses T-shirt, à son parfum, à son coup. Nous avons fumé, volé un ananas, manger du cake au chocolat, dormi, joué au cartes, fait du vélo. Nous nous sommes embrassé, dehors, dedans. Il m'apprend à parler, je ne lui apprend rien. Je tente de comprendre, de retenir. J'ai hâte de pouvoir me confier, débattre, me fâcher, être poétique, le faire rire ( mais ça c'est déjà fait !).
Je suis seulement un peu pleine des doutes du départ... émoustillée, anesthésiée, blasée, enchantée.
Ce n'est pas trop moi tout ça. Pas de suite avec ce qui précède, histoire entre crochets. Il ne faut pas trop penser, rien prévoir, seulement habiter le temps qui nous est donné.


Photo : Anais Anais by Moi

# Posté le samedi 20 octobre 2007 14:54

Modifié le samedi 20 octobre 2007 20:37