Page blanche

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Le plus dure lorsqu'on voit le bonheur apparaître, c'est la crainte qu'il s'enfuisse à nouveau. L'angoisse d' une chute plus brutale. Je retiens mon souffle.

Un match de Rugby a contré mes projets. Je ne suis pas à Paris et forcément je le regrette un peu.

J'avais prévu ce qui arrive... ma vie s'est soudain apaisée. Ma plume cesse de me tyranniser. Je n'ai plus des envies compulsives d' écritures. Je mange moins de chocolat.
Les jours heureux tarissent mon inspiration. Je ne sais s'il me faut continuer ce blog. Je ne refuse pas de donner une plus douce tonalité à mes articles mais je ne sais pas écrire sur ce qui va bien...


Photo Pradal

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 19:41

Modifié le samedi 20 octobre 2007 15:21

Noddles

Noddles
Goût acidulé de ce que je ne connaissais plus. Les yeux faces à mon assiette pleine de noddles, en compagnie de mes colocataires masculins. Un fond de dessin animé que je ne comprend pas. Je songe. Il est dommage parfois de ne pas poursuivre d'agréables soirées. Comment revoir ce jeune anglais de samedi soir ? Je pourrais si j'en avais le culot voler en bicyclette vers son appartement, si j'en avais l'ego frapper à sa fenêtre... Mais dans l'état actuel des choses... ce ne sont que quelques pensées sans profondeur. Alors j'espère un jour, un repas, une soirée, ou bien autre chose. Mes colloc sortent s'enfumer... j'adore le poulet cru. Mais derrière moi, on toque à la fenêtre. Je me retourne. Sourire de mes house-mates, mais pas seulement... Je distingue mal : Christian, Arthur ? J'ai un mouvement oculaire écarquillé l'espace de quelques secondes. Non, lui, le jeune anglais, ici ! Je ris... Un pull wesc sur le dos, un casque pendu autour du coup, deux yeux bleux, un petit vélo, 19 ans, et un joli sourire.
Il y a de drôles de paillons dans ma chambre ce soir qui volent au delà de mes feuilles de traduction au delà du travail qui me décompose la colonne vertébrale...

Laet, si je parviens à prendre un bus pour Paris ce week-end aurais-je le plaisir de te voir ?

# Posté le lundi 15 octobre 2007 22:45

Secousse

Secousse


Avoir pris l'habitude de ne plus décider pour soi même. De se laisser aller aux envies, aux désirs immédiats et irréfléchis. Ne plus se projeter, ne plus y parvenir. Ne plus discerner un horizon vers lequel avancer. Ne pas avoir l'envie d'écarter les nuages. Cercle vicieux. J'ai perdu le goût de construire lorsque mon existence s'est écroulée sans que je ne m'y attende, j'ai vécu dans les briques dispersées sur le sol, aujourd'hui je m'y allonge. Je fais quelques constructions qui s'écroulent. Je joue aux kaplas. J'attend une secousse qui ne vient pas. J'espère secrètement et sans y croire une sonnerie stridente qui m'arrache à cette torpeur. Je somnole, me lève la nuit, me repose quand le jour pointe. Le jour et sa lumière dont le parfum m'échappe. J'ai conscience d'être immobile, je le regrette et ne parviens pas à courir.
Je regarde les jours qui passent sans picotement. Des jours qui pourtant sont chargés de nouveautés, de surprises et de rires. Je m'enlise. Les joies de ma vie glissent sur mon corps sans volonté.
Je l'avoue, combien de textes emprunts de cette même tonalité lymphatique ?
J'ai presque tout et toutes les possibilités, et ne saisit rien. Je préfère fuir dans ma tristesse sans déceptions et je me déçois, me déconsidère.


Pradal by himself
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# Posté le dimanche 14 octobre 2007 23:13

Daddy long legs


Ma nuque filtre des caillots d'alcool...Journée tête de bois.
Je suis entrée dans une pièce sombre qu'une source de lumière blanche aveuglait. J'ai voleté vers le globe brûlant... Je m'y suis désaxé les antennes. Je ne sens plus ce qu'il faut faire. Mes ailes s'agitent dans des battements de désespoirs. Parfois je pose mes pattes sombres et filandreuses sur le verre. Une décharge de chaleur me traverse. Je désire cette lumière destructrice au dépend de ma vie. Je vais mourir, je ne vois plus rien, mes yeux réfléchissent les rayons qui me consument. Je vois la mort, livide, anéantissante, inévitable.
Une main tend vers un interrupteur qui claque. Je tombe. Mes ailes fragiles et abîmées frappent le carrelage en un léger sursaut. Mes longs membres noirs tricotent l'air à une vitesse folle.
Un doigt blanc se pose au dessus de mon ventre, je le saisi et me redresse. L'épiderme humain et sa fragrance inquiétante... Me voila sur le rebords de pierre gelée d'une fenêtre. Seul. Je m'endors de froid.

Le simple souhait de décrire la conditions de nos chers compagnons : les daddylonglegs
Daddy long legs

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 12:00

Les chansons d'amour...

Les chansons d'amour...

Adossée contre une porte, il fait nuit, mon regard devient fixe... il se glisse en moi, dans un espace immatériel, au sein des murs flous qui retiennent mes souvenirs. Je te vois, tu habites ces murs, tu les frôles, les caresses et t'y cognes. Quelqu'un ouvre la porte, je m'écroule dans une pièce, cigarette à la main, et continue à fumer, les yeux ancrés dans le plafond. Je te regarde encore, comme si j'avais le visage écrasé contre un grillage. Je ne peux plus te tendre la main.

# Posté le mercredi 10 octobre 2007 22:57

Modifié le jeudi 11 octobre 2007 04:45