Réponse de la BBC

Réponse de la BBC
Voila donc ce qui a nourri les sujets de conversation du jour... triste nouvelle.
Extrait de la BBC :


Tuesday, 9 October 2007, 18:10 GMT 19:10 UK

Sex assault on student on campus Police patrols have been stepped up on a university campus after a student was subjected to a sexual assault.
Officers said the woman was attacked on University of Kent's Canterbury campus, somewhere between The Venue and Thornden Court, early on Tuesday.
Appealing for information, Det Insp Nick Greenan said: "Extra police officers are now in the area.
"Women are advised, as always has been the case, to take extra care of themselves when they are out at night."
The attack took place in the open and happened between midnight and 0400 BST, he said.
He added that Monday was a busy night at The Venue, and there would have been groups of people in the area at the time.
Officers want to trace a man who was described as white, in his early 20s, with a slim build and short, dark, curly hair .

# Posté le mardi 09 octobre 2007 23:00

Modifié le mardi 09 octobre 2007 23:33

Accident

Accident


Mais que s'est-il passé à Park Wood ?

Ce matin, tandis que le flot d'étudiants quitte les résidences et se meut paisiblement vers les collèges anglais, entre Grimshill court et T court, une étrange lueur bleue vient frôler les visages juvéniles. De longs rubans blancs en plastiques délimitent une zone interdite. La police surveille, stationne, déambule le long de ces inquiétants rubans et refuse de répondre à nos questions...
Nous passons les yeux vitreux, aveuglés par les gyrophares qui exécutent des pirouettes sans fin... début des cours. En silence...
En début d'après midi, les bribes de récits, les chuchotements, les mots curieux enflent... naissance d'une rumeur qui inquiète et intrigue chacun. Défenestration, meurtre alcoolique, dispute violente, viol ??? On écarquille les yeux, on s'esclaffe, on pouffe, on fait des bruits d'inspiration très effrayants et effrayés. Les juvéniles visages prennent des airs de circonstance. L'heure est grave semble t-il.
La zone interdite délimite un dangereux fossé profond de deux mètres. Quelqu'un serait-il allé s'y brisé la nuque ?
Nous nous interrogeons tandis que la police nous interroge... Que faisions nous hier soir à 21h ?

A suivre...
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# Posté le mardi 09 octobre 2007 13:22

Modifié le mardi 09 octobre 2007 17:05

Visage pâle.

Visage pâle.
J'ai hâte de revivre.

De ressentir mon c½ur heureux.

Je crois que je ne connais plus cette sensation...
J'ai un air triste sur le visage qui ne se dissipe pas.
Longue dépression atmosphérique faciale.

Un gros nuage gris après l'orage.

Bref, à quand le soleil ?

Quand cessera-t-on de me dire... Julie you seems so sad... What's happen ?
J'en ai marre de répondre : « Mais non tout va bien, je pense un peu trop c'est tout. »

# Posté le lundi 08 octobre 2007 20:34

Modifié le mardi 09 octobre 2007 00:13

Boue.

Boue.
Il y a mille façons d'interpréter un texte, comme il y a mille façons de comprendre une relation. Je n'avait pas tous les éléments, pour saisir mon unique histoire sans lendemain, dans son contexte. Me savoir aujourd'hui enjeu de rivalité entre deux meilleurs amis ne me plait que très peu... Envie de partir de cette cuisine enfumée, de courir vers les chemins de campagne, mais je reste pour le plaisir de me faire un peu plus ou un peu moins de mal, par simple curiosité finalement. Les aveux à demi mots de mon voisin me débectent lorsque je comprend qu'ils ont été la seule motivation d'Olivier. Le mur « Christian » entre Olivier et moi fonce encore un peu plus la complexité de cet étrange coup de tête. Arrière goût acide. J'ai un peu mal j'avoue. Un peu mal quand je sais que tout espoir est écrasé, que tout rêve voit ses ailes déchirées. Quand je réalise que je ne marcherai jamais dans Paris, Olivier à mes côtés, parce que je ne lui ai jamais plu, parce qu'il est difficile de lui plaire,parce qu'il m'a simplement utilisé. Je le pressentais mais ne voulais y croire, et maintenant je n'ai plus que le choix d'y croire car Christian me met cette réalité en tête, comme s'il me mettait le visage dans la boue. Délicate séduction...

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 18:47

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 04:22

Si t'es pas trés fatigué...

Si t'es pas trés fatigué...
Sa bouche, qui déclame la haine d'Émilie. Cinna de Corneille, après midi chocolat chaud et lecture tragiques. Olivier et moi, moi et olivier, moi à côté d'Olivier, lui très prêt de moi. On lit, il joue, je bute sur les mots, il m'explique, les sens cachés, le sens tout court, je ne comprend rien, je n'écoute rien , je ne lit pas... je vois sa bouche, qui parle, qui marque un temps, qui soupire... je soupire.

J'ai pas vraiment le temps de penser. Christian, moi, Olivier, tous les trois sous la pluie, sous un parapluie, je ris bien sur, on marche, on va au cinéma, il pleut, un peu, on court, on est en retard, bien sur... Je chuchote, il écoute, je trouve mille occasions de chuchoter, il répond, il se penche, et puis il ne répond plus.

Je suis inquiète, troublée, décontenancée, sans prise, devant un garçon impassible.

On rentre, ils claquent derrière eux une porte, j'en claque une autre, je ne le reverrais pas. Demain il repart, Paris, Berlin... situation qui étouffe dans ses contraintes. Moi aussi j'étouffe un peu mais tant pis...

Tant pis, tant pis, tant pis, tant.... Non ! Non non. Non non non !!
J'ouvre mes rideaux, je descend en bas, je prend des pierres, je remonte, je jette les pierres. En face un rideau qui s'écarte, une petite tête qui apparaît. Je prend un stylo, une feuille, et j'aplatis mes mots contre le double vitrage : « Si t'es pas trop fatigué, tu veux venir voire Paris je t'aime ? »

Il sourit, il fait oui, avec sa petite tête d'en face. Je jubile !

Olivier et moi, plongés dans le noir devant « Paris je t'aime ». Les courts métrages défilent, sa main, ma main, qui se rapprochent, s'éloignent, se tendent, craquent, et ne se frôlent jamais, tandis que frôle la folie. J'ai peur qu'il entende la pompe sourde qui balance mon sang avec fureur.
Le film est fini depuis deux heures, on parle, il ne bouge pas, mais ne part pas, je n'ose pas. Je suis folle.
Je pointe un doigt timide vers son cou. Je ferme le col de son polo, et je tire vers moi ce grand garçon sans prise. Pas de gifle, pas de « NON !! » crié avec effroi... mais je réalise que je tremble.
Chute dans le noir, chute dans le sommeil, chute dans les rêves. Courte chute jusqu' au réveil qui me dénude. J'oubli mon réveil, mes cours, Anaïs, et la réalité pour un instant qui n'a pas de sens.

Il a remis son polo, son pull, son col est ouvert, ma porte est ouverte. Il part de loin et me dit : « Salut. ».

Je suis une idiote !
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# Posté le mardi 02 octobre 2007 20:51

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 02:11