Il semblerait que la distance ouvre les vannes, l'eau coule à grands flots sous les ponts de mes erreurs. Les branches épineuses s'en vont vers d'autres liquides. Le dialogue, dans un sourire laisse entrevoir de belles dents blanches. Les égratignures n'ont plus besoin d'alcool. Je respire plus légèrement.
Rire, éclater de rire, sourire, regarder, eux, ceux qui composent désormais le tableau de ma vie, le visage tendre d'Anaïs, le sourir ravageur de Valentina, l'air ivrement pincé d'Anastasia, les délires furieux d'Ivana, et tous ceux qui nous font rire, et tous ceux qui nous font rêver...
Mais mon regard parfois se détourne, mes pas se détachent du groupe, mon esprit vagabonde sur les vertes pelouses. Il y a aussi ceux qui me manquent.




